histoire de la maison

Les cathares au pays basque

Les murs de la bâtisse Monsegur Enea, qui abritent « Habia Surf House », sont plusieurs fois centenaires. Gorgés d’une histoire passionnante, ils racontent l’exode des Cathares qui subirent une violente répression au XIIIe siècle. Leur lutte s’acheva par un coup de grâce : la chute, en 1244, de la forteresse de Montségur en Ariège, où s’étaient réfugiés au moins 400 d’entre eux. Les captifs eurent le choix entre revenir dans le giron de l’Eglise catholique romaine ou périr sur le bûcher. C’est ainsi que plus de 200 croyants cathares finirent brûlés vifs à Montségur. Les survivants s’enfuirent et émigrèrent notamment en Catalogne, en Sicile, en Lombardie et vers d’autres destinations mystérieuses où ils trouvèrent refuge.

Parmi ceux qui échappèrent à cette éradication, les descendants de Raymond de Péreille, dernier seigneur du château de Montségur, s’installèrent au Pays basque au XVIe siècle. La propriété Monsegur Enea, « celle de Monségur » en basque, est un vestige de la présence de cette famille au bord de la Nivelle il y a plus de trois siècles.

Une pierre gravée 1668 ...

Dans son grand salon, une pierre est gravée de la date de 1668, qui correspond bien à l’arrivée des descendants de Raymond de Péreille. Cette branche restera longtemps présente à Ascain et ses alentours. Jusqu’à la Révolution française, les Monségur sont omniprésents à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. Gracie de Monségur, fille de Martin de Monségur, se marie le 20 juin 1712 avec Pernaton de Haraneder, issu de la famille la plus riche de Saint-jean-de-Luz. Michel de Monségur sera maire d’Ascain en 1808, puis de 1814 à 1828. Raymond de Monségur quant à lui, sera garde du corps du roi Charles X et également maire d’Ascain de 1844 à 1848.